« Mémoire d’oubli » de Gérard Théobald

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Je n’ai pas connu l’esclavage. Mes parents non plus n’ont pas connu l’esclavage. Pourquoi voulez-vous que je vive dans une haine et que je vis complexée pour une histoire que je n’ai pas connue? Pourquoi ?! Qu’est ce que ça m’apporte ?! Ça ne peut que m’empêcher d’avancer ! Ça ne peut que m’empêcher de m’épanouir ! Parce que j’aurai toujours la haine de l’autre. Moi je ne veux pas vivre dans la haine de l’autre. (Huguette Fatna).

Je ne me sens nullement l’esclave de qui que ce soit ou de quoi que ce soit. Mais je suis ce que j’appelle un fidèle serviteur et quelqu’un qui, voilà, quand il s‘engage le fait de manière absolue, intense… Nous avons payé à un moment donné de notre histoire le tribut, le tribut… nous avons payé donc par le sang notre attachement à cette nation. (Stéphane Durbec).

En 2002 Gérard Théobald, réalisateur et écrivain guadeloupéen, a arrêté sa caméra sur un arabe et deux noirEs au Front National : Farid Smahi1 Stéphane Durbec2 et Huguette Fatna3  dans un documentaire nommé Mémoire d’oubli, sorti un mois avant l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles. Il s’agissait pour lui de voir comment ces non-blancHEs frontistes définissaient leur engagement. Le résultat est un curieux spectacle de contorsions, de contradictions, de révisionnisme, dans des entretiens menés avec intelligence avec des interlocuteurs apparemment en confiance. Le réalisateur évitant toute complaisance ou tout acharnement, se tient justement à la corde des faits, face à des militantEs cramponnéEs à des fables ridicules, tentant de faire passer Jean-Marie Le Pen pour un mix de Che Guevara et Nelson Mandela. (Introduction mise à jour Septembre 2016 – chronique originale à écouter dans l’émission n°23)

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En 2016, les non-blancHEs qui veulent militer dans des partis racistes et démagos ont l’embarras du choix. Plus besoin d’aller se tasser au FN. Le film reste pertinent notamment dans sa manière de montrer comment le populisme repose sur une réinterprétation malhonnête de l’Histoire avec pour conséquence la transformation des criminels en bienfaiteurs. C’est bien entendu l’absence de justice historique, de devoir de Réparations concrètes qui permet à la France d’essayer de faire passer sa barbarie suprématiste, son goût du pillage et de l’asservissement pour de la grandeur d’âme désintéressée. Et sans cette justice il n’y a aucune raison que la France change en matière de racisme et d’impérialisme.

Opportunismes

« Quand un président de la république se permet sur le perron de l’Elysée de prendre la parole de et de prendre à partie 15% de français, c’est à dire 5 millions et de les taxer de racistes je dis il y a ..il y a une atteinte à la démocratie » (Farid Smahi).

On navigue entre le rire, quand Farid Smahi proclame qu’il est au FN parce qu’il est du côté des victimes ou quand Durbec définit les anglais comme « nos ennemis héréditaires », et le dégoût. Oui, la nausée même quand Durbec revient sur l’assassinat en 89 d’Ibrahim Ali à Marseille par des colleurs d’affiche :

Je m’incline devant la… devant la dépouille du jeune Ibrahim mais j’ai aussi beaucoup de peine pour les trois familles des militants du Front National qui en ont été dans cette affaire particulièrement… jetées en pâture, particulièrement… où cette affaire a été… on a voulu attiser le feu de la haine on a voulu attiser le feu contre des gens du Front National en donnant une image qui n’était pas, qui n’est pas celle que les médias peignent. Le Front National aurait du être sanctionné de manière électorale… si vraiment y’avait eu un caractère racial et raciste dans la démarche euh enfin dans l’homicide involontaire… je crois que le Front National n’aurait pas obtenu ces deux élus dans le 15ème et le 16ème arrondissement.

Trois clowns pathétiques. Brandissant leur soumission au parti, à une France figée, identifiée à Clovis, aux Francs et aux Wisigoths. Des fascistes usant et abusant d’un vocabulaire militaire, de références appuyées aux soldats coloniaux dont ils auraient aimé visiblement être. Farid Smahi, prêt à prendre le maquis pour la France et le FN ; Huguette Fatna menaçant d’une guerre les Martiniquais Anti-FN qui empêchent Jean-Marie d’atterrir au pays. Tous à fond dans les discours de la nationalité qui se mérite, l’impôt du sang, les tirailleurs, etc etc. Comme si aller tuer des gens pour l’état français faisait des français plus légitimes. Or, la nationalité n’est pas un bon point qui se mérite, se gagne. Ce qui est appelé une nation par ceux qui y croient, consomme, absorbe, digère ou pas les individus, les groupes, en fonction de ses intérêts économiques. La fierté guerrière est une escroquerie pro-capitaliste voisine directe de la loi du plus fort et du fascisme. Oui, les anciens combattants coloniaux méritent d’être reconnus, indemnisés par les états qui les ont menés à la boucherie. Mais ça n’empêche pas de critiquer les boucheries et l’activité militaire. La nostalgie d’une France impérialiste colorée par des troupes de colonisés qui participaient plus ou moins volontairement au sale boulot est abjecte. Mais on la retrouve tant chez nos militants Front National que chez les pseudo spécialistes qui ont fait le documentaire Noir de France. A croire que ce qu’il nous faudrait, c’est une bonne guerre, comme disait mon grand-père…

 « Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Cette fierté d’être français fait que les départements d’outremer ont montré leur aptitude à servir ce pays notamment avec nos tirailleurs sénégalais ou nos tirailleurs algériens pour lesquels je voue comme beaucoup de gens du FN une admiration certaine car ce sont eux qui ont porté haut et fort les belles couleurs de notre drapeau. » (Stéphane Durbec)

Durbec est de père antillais mais n’a pas été élevé par ses parents. Il est entré très jeune au Front National où son activisme a séduit. Il devient très vite secrétaire adjoint du FNJ en 88, grimpe les échelons et est élu au conseil régional en 1996. Huguette Fatna vit en Martinique quand le sale coup de Chirac à Giscard en 1981 la pousse à rejoindre le FN. Elle se fait virer de son boulot par son patron blanc à cause, dit-elle, de son engagement politique. Jean-Marie Le Pen qui lui a promis qu’il ne la laisserait pas tomber la fait venir en France pour devenir Secrétaire nationale du parti. Farid Smahi est né en 53 à Lyon de parents algériens. Il entre au FN en 97 et est élu dès 98, conseiller régional d’Ile de France. Celui qui clamait dans la presse « le FN devrait me mettre plus en avant » est depuis parti en claquant la porte, fatigué je cite « d’être l’arabe de service » … Elle est bien bonne. En effet, alors qu’il est évident que leurs promotions ultra-rapides à des postes hyper symboliques et visibles tiennent à leur potentiel de cautions, nos trois frontistes ne cessent de promouvoir la prétendue indifférence à la race du FN. Leurs promotions honorent le Front National mais n’ont rien à voir avec la race puisque au Front on est colorblind, nous disent-ils. Il est vrai que faire la caution antiraciste en affectant d’avoir la peau Bleu-Blanc-Rouge est le rôle réservé à pas mal de non-blancHEs dans de nombreuses organisations politiques de l’extrême-droite à l’extrême gauche. Oui oui…on vous voit. Alors visibilité publicitaire + invisibilisation des problématiques liées à la race = majorité des partis, syndicats et orgas politiques en France. Pas seulement chez les méchantes caricatures du Front National…

Durbec

Représentativités, représentations, et rhétoriques…

Ces militantEs devraient faire réfléchir celles et ceux qui se battent pour de la représentativité politique, comme s’il s’agissait d’une coquille vide. Quitte à ce que cela donne des Rama Yade ou des Condolezza Rice prêtes à faire des trucs salement réacs. Qu’il y ait quelques noirEs visibles dans tel ou tel parti ne dit jamais rien du fond politique. Les concours de servitude ou de courroie de transmission c’est pas émancipateur sauf pour l’arriviste qui rattrape le pourboire… Les frontistes, radicaux de la pensée citoyenne, démontrent bien, eux, que le nationalisme en est l’excroissance naturelle. Accorder des droits et de la considération aux individus sur la base qu’ils sont français c’est simultanément construire le non-droit de celles et ceux qui ne le sont pas, et cela implique leur soumission à l’arbitraire et à la domination des « nationaux ». Militer en tant que citoyen c’est entretenir les privilèges exclusifs de l’initiative politique ; les « Autres » n’auraient qu’à se taire et accepter d’être instrumentalisés par racistes et anti-racistes.
Voyons donc les pivots rhétoriques et idéologiques de nos 3 zigotos :

1. « Français de papier ou français de cœur ». L’idée est simple : les françaisEs, blancHEs, d’origine européenne sont françaisEs. Les françaisEs non blancHEs sont en CDD à l’essai. Un CDI ? Non, jamais. Tu dois faire la carpette pour qu’on renouvelle ton CDD, surcompenser à mort, être prêtE à changer de nom ou prénom comme le propose Smahi, etc, etc… Mais tu restes sur la sellette et c’est normal tu n’es pas chez toi, ça se voit à ta tronche. Ces idées bien sûr ne sont en rien spécifiques au Front National.

2. L’alibi migratoire et ses conséquences tyranniques bien réelles pour les migrants, est un flingue braqué en permanence sur celles et ceux dont l’épiderme ne se fond pas le décor local. Et nos militants doivent donc le garder armé tout en justifiant leur propre présence en France. Pour Huguette Fatna les noirEs antillaisEs souffrent d’un racisme lié à d’autres noirEs, les africains qui « envahissent la France ». Pour régler cette confusion il faut donc voter FN mais ça ne s’arrête pas là. Les Antillais s’ils ne se sentent pas bien en France Métropolitaine pour différentes raisons doivent rentrer aux Antilles, « chez eux » comme elle dit. Mais Fatna n’est pas à une contradiction près puisqu’en même temps elle est obsédée par la conservation des colonies françaises, le renforcement de leur caractère français et l’arrêt de tous les processus d’autonomisation en cours ; alors donc Madame, les Antilles, c’est la France ou pas ? Ses explications historiques sont assez brumeuses mais les coloniséEs furent exterminéEs ou misEs en esclavage apparemment de leur propre faute, pour finir par naître grâce à la France.

« Les martiniquais et les guadeloupéens sont nés grâce à l’esclavage puisque les premiers habitants qu’il y avait en Martinique et en Guadeloupe c’était les Arawaks et les Caraïbes. Bon quand les colons sont arrivés, quand ils ont commencé… bien que les Caraïbes et les Arawaks commençaient à se battre quand même entre eux… Qui me dit si c’était les Arawaks ou les Caraïbes qui étaient restés là et que on avait pris des esclaves d’Afrique qu’on avait emmené là, qu’ils nous auraient gardé? Qui me l’dit ? […] Parce que l’esclavage aujourd’hui n’existe plus dans les anciennes colonies françaises mais l’esclavage existe toujours en Afrique puisqu’y a quand même des africains qui vendent encore des petits africains à d’autres états africains qui font travailler des enfants très jeunes. Donc mon père m’a toujours appris qu’il faut aller de l’avant. Effectivement l’histoire de l’esclavage, j’ai connu l’histoire de l’esclavage mais je suis née dans un département qui n’était pas une colonie française mais un département français

Le boulot que se proposent de faire ces frontistes est bien celui de contremaître de la plantation distribuant ça et là des coups de fouet, fantasmant nostalgique un nouvel ordre colonial où l’homme blanc pourrait être de nouveau un peu partout chez lui. Le Pen, suprématiste blanc internationaliste, trouvait d’ailleurs qu’il y avait trop d’arabes en Algérie et aussi qu’il y avait trop de noirEs en Afrique du Sud. C’est pour ça qu’il balança à la radio l’adresse d’habitation de la militante sud-africaine Dulcie September la mettant ainsi consciemment en danger de mort. Bref, l’utopie fasciste blanche le prouve à chaque fois qu’elle se met en action : les paranoïas d’invasion, les nécessités de contrôle de l’Autre n’ont que peu d’issues à terme… Expansion coloniale, ghettoïsation, expulsion du territoire ou élimination tout court.

3. Pour caresser la suprématie blanche dans le sens du poil nos militants ne lésinent pas sur le révisionnisme historique parce que oui ça plait beaucoup aux dominants, c’est la garantie rassurante que quoi qu’ils fassent il y aura toujours moyen de le raconter d’une manière valorisante :

Farid Smahi : « J’aime pas le mot colonie. Notre pays La France n’a jamais colonisé. Je suis désolé la France n’a jamais colonisé l’Algérie. Ce qui se passait avant le débarquement des Français en Algérie était quand même assez conséquent… Rappelez vous les Turcs, hein…c’est l’état d’anarchie qui vivait, la corruption, qui vivaient dans ce pays. Les pirates, les barbares, y avait le Dey d’Algérie. La France a fait l’Algérie. La France a bâti des écoles. La France a construit des hôpitaux. La France a construit des routes en Algérie où il y avait un aspect, une vie un peu tribale. »

Stephane Durbec : « La France se grandit et n’a pas à rougir de son passé ou de son activité dans les départements ou dans des pays ou des continents comme l’Afrique. Ce qui a été fait a été fait avec une progression à la fois sociale, économique et politique. La France y a apporté l’autosuffisance alimentaire, la France y a aboli un certain nombre de maladies euh… mortelles. Je pense notamment au paludisme. La France y a apporté une structure, une qualité administrative et qui jusqu’à présent n’a pas été critiquée. Mais il est évident que dans une thématique marxiste, négriste et antifrançaise, quand la France, la Métropole, donc la mère patrie a développé les ports on y a vu une attitude de l’organe colonisateur. S’il n’y avait pas eu, allez, l’homme blanc comme on dit chez nous, l’homme blanc, est-ce que nous aurions eu l’eau, l’électricité, le gaz? […]Je suis en train de justifier les bienfaits d’une institution et d’une action sociale. »

Ils n’hésitent pas non plus par ailleurs à s’attaquer à d’autres dominés : « Mais le plus grave dans l’histoire, regardez à quel point le peuple français est devenu asservi, regardez à quel point. On a nommé Ministre de l’éducation nationale la plus grande pédale de France ! (applaudissements) Et les français ne sont pas descendus dans la rue et c’est bien fait pour leur gueule, c’est affolant ! » (Farid Smahi ).

Leur ami Jean-Marie : l’interpersonnel contre la réalité des discours et des faits

Pour ce qui de Jean-Marie Le Pen, si on les écoute, c’est un papa bienveillant et humaniste toujours prêt à les défendre, à leur redonner confiance ; le bon maître blanc un peu… qui d’ailleurs adore les musulmans, et les arabes et fut le premier à présenter un candidat musulman, Ahmed Djebbour à une élection législative partielle4 . Et puis il l’a montré aussi en Égypte en enterrant ces ennemis face à la Mecque ou en Irak en soutenant le peuple irakien. Bien sûr cette propagande frontiste est à mettre en balance avec les bons souvenirs avérés que Le Pen a laissé en Algérie et ses multiples déclarations racistes dont certaines sont rappelées à l’écran par le réalisateur. N’oublions pas non plus les nombreuses agressions commises par militants et sympathisants. Huguette Fatna, elle, ne reconnaît pas en tous cas dans les médias qui le persécutent l’homme généreux qu’elle adore. Et c’est vrai qu’ils ont l’air détendus au FN : Théobald nous montre les Le Pen père et fille chaloupant sur du zouk ou avec des amies polynésiennes. Des défilés de mode aussi avec des femmes mannequins pas blanches. Ces images montrent avec la froideur d’un film de communion comment l’exotisme érotique divertit les bourgeois fascistes, héritiers de Poujade et Brasillach. Mais soyons sérieux : le racisme au FN ça n’existe pas. Ou alors dit Stéphane Durbec c’était avant, du temps de Mégret, le traître, et sa bande. Oui c’est un peu pratique. En fait, le vrai racisme pour Fatna ou Durbec ça vient toujours des gens de gauche qui leur demandent ce que des noir-e-s font au FN. Bon, j’avoue j’arrive assez bien à visualiser le mépris gentiment raciste de certain-e-s blanc-he-s de Gauche pour des noir-e-s FN.

Smahi lui mouline dans le grand n’importe quoi : il n’y a pas de racisme au Front, pas de racisme en France et j’adore les clandestins, ils sont courageux mais ils doivent rentrer chez eux, on leur a menti. Le seul problème raciste en France selon Smahi c’est la représentation politique… Et la clé contre ça c’est le Front National et Jean Marie Le Pen, des « victimes » d’un système antidémocratique, manipulateur et répressif. …Oui c’est la chanson que Marine Le Pen chante encore aujourd’hui et ces mêmes pseudo-arguments seront brandis par des ordures comme Dieudonné sur le mode on nous a menti sur le Front National, on l’a diabolisé, conclusion = allons-y. Comme si le fait que le FN ait été instrumentalisé par la Droite et la Gauche changeait quoi que ce soit à la nature même du Parti et transformait en victimes des populistes ignobles qui ont grandi sur des obsessions de civilisation, de sécurité, d’immigration et de révisionnisme, à coups de campagnes et d’affiches plus dégueulasses les unes que les autres. Mais bon apparemment au FN on est plus sympa avec les arrivistes qu’avec les primo-arrivants. Et on est sûrs qu’ils ne manqueront jamais de noirEs de France pour jouer les noirEs de service. Dernière en date, Vénussia Myrtil, candidate aux cantonales dans les Yvelines en 2011: « Je croyais que des fachos allaient me casser la gueule, j’ai été bien accueillie. »5 Eh non, l’idéologie d’un parti ne se juge pas aux faits et aux discours mais à l’accueil qu’on fait à votre petit nombril et à votre grosse tête, faite de trous de mémoire et d’aveuglement. Ces fausses naïvetés sont en tous cas de pratiques outils électoraux pour faire passer des vessies pour les lanternes tout comme on essaie de faire croire aux prolétaires que le FN n’est pas un parti bourgeois.

gerard TheobaldOn vous reparlera en tous cas du réalisateur Gérard Théobald et de sa filmographie qui mérite d’être connue : Être ou ne pas être (2006), Neg lévé : une expression du mois de Mai (2007), Retour aux racines (2008) entre autres. Il est également écrivain : L’Abolition de l’esclavage, utopie des sociétés modernes (2012), Retour au pays des rois nègres (2015).

Cases Rebelles (Mars 2012)

  1. Farid Smahi avait quitté le FN en 2011 lorsqu’il avait appris ne pas être reconduit dans les instances du Parti proclamant « J’en ai marre d’être le bougnoule de service« . Mais dès 2012 il revenait faire des appels du pied à Marine Le Pen.
  2. Conseiller régional en Paca, élu sur une liste FN, quitte le parti en 2012 déclarant dans une inexplicable et inquiétante crise de clairvoyance : « Il ne faut pas se leurrer : le Front national monte les Français les uns contre les autres. » pour se rallier à Nicolas Sarkozy… Ok, non ça va, le gars n’a rien perdu de son sens comique, de son opportunisme et de son goût pour les populistes criminels.
  3. En 2016, elle est toujours au FN et est conseillère Régionale d’Alsace.
  4. en 1957 sous l’étiquette Front National des Combattants, parti créé entre autres par J-M. Le Pen.
  5. Interview sur RTL du 9 mars 2011. En 2016 elle est toujours responsable FN du canton de Castelnaudary.

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