Révoltes de février 2008 au Cameroun : cinq ans après, toujours pas de justice.

Publié en Catégorie: AFRIQUE DECOLONIALE, FEVRIER 2008 AU CAMEROUN, LUTTES ACTUELLES

Cinq ans après la répression des révoltes de février 2008 au Cameroun, rien de neuf, toujours pas de justice.

En 2008 le dictateur Paul Biya modifiait la Constitution pour s’assurer quelques années supplémentaires et « légalisées », alors qu’il cumulait déjà 28 ans de pouvoir. A l’époque les prix des carburants, de l’alimentaire de base et des matériaux de construction flambent. Des révoltes éclatent dans plusieurs pays du continent africain et ailleurs. Au Cameroun, les syndicats de taxis se mettent en grève, des leaders de l’opposition appellent à protester contre le régime politique en place et les manœuvres de Biya. Les Camerounais-e-s, jeunes surtout, descendent dans la rue. Entre le 23 et le 29 février des manifestations ont lieu dans 22 villes du pays. L’État répond par une répression meurtrière : 139 morts. Plus de 3000 personnes sont arrêtées, nombre d’entre elles emprisonnées. Eric Kingué, maire de Njombé-Penja ayant pris part aux protestations, est actuellement toujours en prison.

A Paris, Bruxelles, des camerounais-e-s de la diaspora organisent chaque année des commémorations en hommage aux victimes de la répression de 2008.

La menace de violences planait également sur la population et l’opposition lors des élections présidentielles de 2011. En cause cette fois la commission électorale truquée ELECAM. Mais Paul Biya a été « réélu » et le silence pèse toujours sur les violences d’État.

E.H. – Cases Rebelles

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