- Le site appartient à l'Office National des Forêts. La maison, reconnue monument historique depuis 2009 a fait l'objet de multiples rénovations financées ou encouragées par l'état. Suite à la première, réalisée en 1987 par le peintre Thierry Coco, on commence à l'appeler la Maison du Bagnard alors qu'on l'appelait auparavant Maison du Pêcheur. Elle a notamment été saccagée en 2014, juste après des visites dans le cadre des Journées du Patrimoine. Suite aux dégâts causés par le cyclone Béryl en 2024, la maison de Médard doit faire l'objet d'une rénovation financée par plusieurs fondations privées, par l'entremise de la "Mission Stéphane Berne", pour, selon le site internet "permettre aux touristes de se réapproprier les lieux sur le littoral arboré de cette commune fréquentée.'"[↩]
- Denise Marie, figure de la vie associative martiniquaise et originaire du Diamant, qui avait personnellement connu Médard Aribot et partageait ses anecdotes à ce sujet lors d'évènement culturels municipaux, est décédée le 23 avril 2026.[↩]
- Surnom créole par lequel Médard été désigné, Kunu étant le patronyme de son père.[↩]
- Quatre ans après l'abolition de l'esclavage, la cupidité des propriétaire terriens, soucieux de faire baisser le coût du travail, conduit à recourir à système de l'engagisme, système abusif de travail forcé. Le ministère des colonies conclut en 1957 un contrat avec la Maison Régis de Marseille, qui pour le versement d'une prime calculée pour chaque personne sensée avoir signé un contrat d'engagement, déporte près de 10000 africains. Ils sont principalement originaires du Congo. Parmi eux, des enfants de 6 à 8 ans frauduleusement "classés comme adultes". Voir Histoire de la Martinique, tome 2 1848 - 1939, Armand Nicolas. Le Diamant est l'une des communes de la Martinique ou la communauté Congo était la plus importante. Voir également notre article sur l'insurrection de septembre 1870[↩]
- La stigmatisation dont les engagés Congo et leur descendance font l'objet est notamment visible à l'entrée "Congo" du Dictionnaire encyclopédique des Antilles et de la Guyane publié en 1993 : « [...] Longtemps maintenus à l'écart par la population créole, à cause de la noirceur de leur teint, de leur maniement malaisé du créole et surtout du français, ils se sont fondus aujourd'hui dans la population générale.[...] L'expression «Nègre-Congo» renvoie à quelqu'un de frustre ou de campagnard. »[↩]
- Un post facebook du 8 juin 2020 de la ville du Diamant qui résume une soirée hommage à Médard Aribot au cours de laquelle témoignages et anecdotes ont été partagées, rapporte : "Marc André Pompière (Dédé) a révélé ses talents de guérisseur, connaisseur des plantes, à qui il doit la guérison d’une blessure lourde à la jambe." Les fictions de Marie Line Ampigny consacrées à Médard Aribot reprennent également le motif du guérisseur dont les pratiques lui viennent de ses origines Congo.[↩]
- Sauf mention contraire, tous les témoignages cités sont extraits de l'ouvrage "Le Bagnard et le Colonel" de Richard Price, publié initialement en 1998.[↩]
- Ce pacte provoque la scission d'une partie des militants de la Fédération socialiste qui créent le groupe Jean Jaurès, renommé groupe communiste dès 1921, qui édite le journal "Justice" et présente des candidats aux élections municipales de mai 1925.[↩]
- En août 1925, l'un des fils de Des Etages, Maurice, tira en représailles 5 balles sur le gouverneur Richard. Il fut rapatrié en hexagone et mourut quelques années plus tard de ses blessures.Le procès de Maurice des Étages commencé le 29 avril 1926 se termine le 4 mai 1926 par son acquittement.[↩]
- Selon le témoignage de Phillibert Larcher recueilli par Richard Price, ce serait un gendarme guadeloupéen qui aurait tiré tout azimut sur Coppens et ses partisans, en représailles des tirs qu'on lui a imposés sur les socialistes.[↩]
- Alors que la presse se fait l'écho des multiples délits qui secouent le France et l'Europe, les républicains dits modérés cherchent à envoyer un signal de crédibilité sur les questions sécuritaires. Cette loi faisait partie du programme électoral de Gambetta pour les législatives.[↩]
- Jean-Lucien Sanchez, « La relégation (loi du 27 mai 1885) », Criminocorpus [En ligne], Les bagnes coloniaux, mis en ligne le 01 janvier 2005. DOI : https://doi.org/10.4000/criminocorpus.181[↩]
- On ignore comment Médard a rejoint Saint Laurent du Maroni, mais il fabriqua un modèle réduit du bateau "La Martinière", ancien cargo allemand réaménagé en bateau cage par le ministère des colonies, qui traverse l'atlantique deux fois par an depuis la prison de Saint Martin de Ré.[↩]
- Dès les années 1930, le ministère de Colonies constate que le bagne en Guyane "coûte" plus en ravitaillement qu'il ne "rapporte". Le régime de la relégation est maintenu sur décision du Ministère de la Justice, qui n'a pas de solution d'incarcération pour les relégués. voir Jean-Lucien Sanchez, « L'abolition de la relégation en Guyane française (1938-1953) », Criminocorpus [En ligne], 4 | 2014, mis en ligne le 09 septembre 2014, consulté le 18 août 2026. DOI : https://doi.org/10.4000/criminocorpus.2727[↩]
- Robert Badinter : « Le bagne de Guyane, un crime contre l’humanité », tribune dans le Monde, 24 novembre 2017.[↩]
- Témoignage de l'artiste diamantinois Alex Saturnin : "Il y a eu aussi Médard ARIBOT. J’étais gamin quand tout le monde avait peur de ce gars. Moi, pas. Il cachait ses sculptures dans un sac de farine « de France », il me montrait ce qu’il faisait, il me disait qu’il avait fait ça avec un couteau. J’étais émerveillé. S’il y a des gens qui m’ont vraiment transmis cette fibre, ce sont Médard ARIBOT et Maryvonne JOSEPH." L'arrière-petite-nièce de Médard, Huguette Blézès-Vincente elle même peintre et sculptrice, lui a consacré des œuvres qui ont fait l'objet de l'exposition "Les horizons de Médard" en 2017.[↩]
- Source : association arlésienne Sodarcomamétéré[↩]
- Par exemple : "Condamné et déporté au bagne de Cayenne dans les années 1920 pour avoir sculpté une effigie à connotation anticoloniale, Aribot a marqué l’imaginaire martiniquais par sa résilience et son art populaire. Son œuvre, à la croisée de la mémoire et de la résistance, demeure un symbole fort du patrimoine culturel local." (source : Outremer 360) Ou encore : "Au lendemain du saccage de la maison du Bagnard, qui a provoqué l'indignation, un agent des bâtiments de France a constaté l'ampleur des dégâts de ce site inscrit aux monuments historiques. Beaucoup sont choqués par cet acte contre ce qu'ils considèrent comme un symbole de l'injustice et de la solitude d'un homme", La maison du Bagnard, chargée de symboles, France Antilles, 26 septembre 2014.[↩]
- L'administration coloniale avait parfaitement identifié l'obstacle que l'autosuffisance des pêcheurs posait pour ses objectifs de développement massif des secteurs économiques locaux qu'elles jugeait d'intérêt. Ainsi, on peut lire dans "La pêche aux Antilles. Rapport de Mission (Mai-Juillet 1930) de Gérard BELLOC, Chef du Laboratoire de l'Office à La Rochelle : "Les pêcheurs Antillais ont des besoins très réduits et n'exercent leur métier que pour les satisfaire. Ils ne travaillent habituellement que juste ce qu'il faut pour assurer leur nourriture de la journée et remplacer de temps à autre quelques-uns de leurs engins (...) Pour augmenter la production, il faudrait modifier la mentalité des pêcheurs en luttant contre leur paresse naturelle par la création de nouveaux besoins." [↩]
- Les bustes de De Gaulle et de Pétain sont mentionnés dans Rabussier, Dominique. 1993a. Medard Aribot, artiste ou bagnard ? France-Antilles Magazine (14-20 August): 48-49. Sur une photo de la Maison de l'Anse Caffard de 1969, ce qui ressemble à une figurine représentant Mickey Mouse est visible. (source : sciencedirect.com). [↩]




