Épisode n°116 | Anthony Aust, au bout du petit matin
Le 7 octobre 2020 au matin, à Ottawa (Ontario), la police a fait irruption en perquisition “no knock” au domicile familial de Nhora AUST et causé la mort de son fils Anthony. Pour cet épisode nous avons rencontré Nhora, qui nous raconte ici leur histoire, son combat pour son fils et sa lutte contre les violences d’État. Écouter →








Un soir d’été, nous sommes allé·e·s à la rencontre de l’adorable couple formé par Flor et Rafael SALAS. Réfugiés Chiliens en France fuyant la dictature militaire d’Augusto Pinochet dans les années 70, ils continuent, après plus de 50 ans d’exil, à suivre avec attention la situation politique du Chili, jusqu’aux récentes élections municipales de leur ville d’origine, Puente Alto, où un candidat progressiste vient de battre une héritière du fascisme. Avec une immense générosité, ils ont rouvert certaines portes de leur mémoire, pour témoigner d’une histoire aussi terrible qu’importante en ces temps plus que troublés.
Nous avons rencontré l’écrivaine malgache Michèle RAKOTOSON lors de la 49ème édition de la RNS (Rencontre Nationale Sportive), à Vichy. La RNS est un événement de la diaspora de Madagascar. Dans l’échange que nous avons eu avec elle, il est peu question de littérature mais plutôt de ce qui l’anime. Sans détours, sans langue de bois, Michèle Rakotoson, celle qui dérange, nous livre son analyse sans concession d’une société de castes, entretenue par celles et ceux qu’on appelle les notables.
Début février 2024, le tanbouyé guadeloupéen Roger RASPAIL a accepté de revenir avec nous sur une trajectoire musicale de presque cinquante ans, jetant de multiples ponts entre les cultures de la diaspora noire. Initié au gwoka par le maître Rudolphe Coppry, biberonné au quadrille et à la biguine dans son enfance capestérienne, il trouvera en Guem, percussionniste nigérien – algérien, un mentor pour le guider dans l’ébullition de la scène parisienne des années 70-80. Du bèlè au jazz, du zouk au gnawa en passant par la rumba congolaise ou la soul, toujours avec générosité, et une soif inextinguible de découverte, il a décomposé et recompose inlassablement sa grammaire sonore caribéenne, qu’il continue de mettre au service d’ancienn⋅e⋅s compagnon⋅es de route, mais aussi d’une nouvelle génération soucieuse de découvrir et préserver l’héritage de celleux qui les ont précédé⋅e⋅s.