Épisode n°115 | Retour sur le mouvement post électoral au Cameroun avec Augusta EPANYA (UPC-Manidem)
Augusta EPANYA, militante de l’UPC-Manidem, décrypte pour nous cette actuelle crise post-électorale camerounaise et le mouvement de contestation populaire qui a suivi, et nous parle des forces encore en mouvement pour la justice sociale et pour la fin de la dictature ainsi que du néo-colonialisme au Cameroun. Écouter →







Un soir d’été, nous sommes allé·e·s à la rencontre de l’adorable couple formé par Flor et Rafael SALAS. Réfugiés Chiliens en France fuyant la dictature militaire d’Augusto Pinochet dans les années 70, ils continuent, après plus de 50 ans d’exil, à suivre avec attention la situation politique du Chili, jusqu’aux récentes élections municipales de leur ville d’origine, Puente Alto, où un candidat progressiste vient de battre une héritière du fascisme. Avec une immense générosité, ils ont rouvert certaines portes de leur mémoire, pour témoigner d’une histoire aussi terrible qu’importante en ces temps plus que troublés.
Nous avons rencontré l’écrivaine malgache Michèle RAKOTOSON lors de la 49ème édition de la RNS (Rencontre Nationale Sportive), à Vichy. La RNS est un événement de la diaspora de Madagascar. Dans l’échange que nous avons eu avec elle, il est peu question de littérature mais plutôt de ce qui l’anime. Sans détours, sans langue de bois, Michèle Rakotoson, celle qui dérange, nous livre son analyse sans concession d’une société de castes, entretenue par celles et ceux qu’on appelle les notables.
Début février 2024, le tanbouyé guadeloupéen Roger RASPAIL a accepté de revenir avec nous sur une trajectoire musicale de presque cinquante ans, jetant de multiples ponts entre les cultures de la diaspora noire. Initié au gwoka par le maître Rudolphe Coppry, biberonné au quadrille et à la biguine dans son enfance capestérienne, il trouvera en Guem, percussionniste nigérien – algérien, un mentor pour le guider dans l’ébullition de la scène parisienne des années 70-80. Du bèlè au jazz, du zouk au gnawa en passant par la rumba congolaise ou la soul, toujours avec générosité, et une soif inextinguible de découverte, il a décomposé et recompose inlassablement sa grammaire sonore caribéenne, qu’il continue de mettre au service d’ancienn⋅e⋅s compagnon⋅es de route, mais aussi d’une nouvelle génération soucieuse de découvrir et préserver l’héritage de celleux qui les ont précédé⋅e⋅s.
Stéphane Martelly se tient aux carrefours : enracinée de la manière la plus exaltante qui soit dans la richesse de l’archive littéraire haïtienne, et dessinant des horizons enthousiasmants, tant au sein de sa fascinante œuvre littéraire que chez les Martiales, la collection qu’elle porte aux éditions du remue-ménage. L’écouter Stéphane parler donne envie de lire, écrire, comprendre, rire, interroger, troubler et révolutionner le monde.