Mix | C’est ça la vie à Londres
À la fin des années 80, une vague unique d’artistes des quartiers populaires de Londres a écrit une page d’histoire essentielle du rap hardcore anglais. Cette scène underground s’émancipa radicalement de l’emprise étasunienne à la faveur d’un cocktail artistique unique fait d’influences caribéennes (phrasés ragga, usage du patois, basse ragga), d’urgence noise et électrique, de lyrics guerriers et de BPM élevés. Écouter →




Willène Pilate est l’enfant du boucher et de la charcutière mais elle est aussi animaliste. Elle a grandi à Sarcelles et dessine des animaux sacrés qui vous zieutent jusqu’au fond de l’âme.
« En ce moment on écoute » ; tout est dans le titre. On vous propose désormais de découvrir régulièrement un peu de ce qui nous anime musicalement. Voici donc une liste, ni exhaustive, ni consensuelle de ce que certain·e·s d’entre nous écoutent en ce moment ; juste les morceaux avec plus ou moins d’infos et de commentaires. de castes, entretenue par celles et ceux qu’on appelle les notables.
À 38 ans, en 1947, un homme profondément blessé, Chester Himes, crache « La Croisade de Lee Gordon » à la face de l’Amérique. Il reçoit un accueil unanimement réprobateur. Mais Himes a trop morflé pour avoir la pudeur ou le romantisme des combats héroïques. Et il avait suffisamment d’audace désespérée pour tremper les mains dans la complexité des êtres, aussi boueuse fut-elle. Peu lui importait qu’on ne soit pas « entre nous », peu lui importait de plaire, d’être stratégique ou de coller à un programme idéologique. Il écrivait avec l’énergie convulsée des nausées violentes, la rage impuissante des dernières cartouches et l’humour des naufrages.


