« Fruitvale Station » de Ryan Coogler
Fruitvale Station, premier long-métrage de Ryan Coogler, relate la dernière journée d’Oscar Grant, 22 ans, assassiné par un policier de la BART le 1er janvier 2009 à Oakland (CA)devant une centaine de témoins. Lire →

Pour les 100 ans du cinéma en 1996, le British Film Institute avait commandé des films à des réalisateurs. Jean-Pierre Bekolo, qui n’a fait qu’un film auparavant va réaliser un petit chef d’œuvre hybride, philosophique et drôle : Le Complot d’Aristote.
Cette adaptation en papier découpé d’un conte congolais est le premier film de Jean-Michel KIBUSHI. À travers ses créations, Jean-Michel KIBUSHI défend aussi le développement du cinéma d’animation en Afrique et la production d’œuvres qui soutiennent et enrichissent les cultures africaines.
Dans ce film social sur L.A, Jamaa Fanaka s’attaquait avec un mélange ambivalent de sensibilité et de grotesque au mythe du sexe surdimensionné des hommes noirs et au phallocentrisme au cœur de l’oppression raciale. Émasculation, sexisme, fantasme sur le corps noir, fétichisation, Fanaka secoue, choque, mais sans réponses explicites. Ceci ajouté au malentendu « blaxploitation » a longtemps favorisé des lectures myopes et caricaturales. Mais Welcome Home n’est pas une blague. C’est un drame lucide sur fond de violence policière et d’enfermement, réel et symbolique.
Sambizanga est un magnifique poème politique. A la fois lent et fiévreux de révoltes inéluctables. Il fut adapté et tourné au Congo en 1972 par Sarah Maldoror, réalisatrice née en France de parents guadeloupéens et pionnière du cinéma féminin noir. Elle y peignait l’Angola de 1961 à la veille d’entrée dans la lutte armée pour son indépendance.
Sorti en 2006, No! The rape documentary s’attaque à la question du viol de femmes noires dans la communauté noire aux États-Unis. Réalisé par Aishah Shahidah Simmons, il rassemble des témoignages de femmes qui ont été victimes de viol, des interventions de féministes sur l’histoire des africaines-américaines, ainsi que de la danse et des textes de poésie. Simmons compose ici un film sensible qui analyse et déconstruit le silence autour des violences sexuelles et l’invisibilisation qui en résulte.
Peut-on en une nuit réparer un monde défait ? Dans un pays imaginaire sur le continent Africain, les Bonandés et les Nayaks jadis plongés dans la guerre et la violence génocidaire dite inter-ethnique, doivent baisser les armes, faire la paix. La nuit de la vérité, 1er long métrage de la réalisatrice burkinabée Fanta Régina Nacro, sorti en 2004, s’empare courageusement des questions de justice, pardon, culpabilité et réconciliation.
Den Muso, premier long métrage du malien Souleymane Cissé, réalisé en 1975, valut à son auteur d’être brièvement emprisonné et fut interdit pendant trois ans au Mali, pour des prétextes bidons. Den Muso, en bambara la jeune fille, est une tragédie sans faste et sans manichéisme. Cet œuvre à petit budget tient même parfois du documentaire. Le réalisateur laisse flotter yeux et oreilles et nous invite à faire de même.
Un documentaire de 1991 de Dionne Brand et Ginny Stikeman autour d’une dizaine de militantes noires au Canada. Au programme : luttes croisées contre racisme, sexisme, lesbophobie, violences policières et exploitation au travail.