Élie DOMOTA : « Réaffirmer son attachement à l’indépendance nationale et lutter pour ça »
Voici la version écrite de l’émission n°66 où nous avons eu le grand plaisir d’accueillir Élie DOMOTA, militant sans compromis contre l’exploitation capitaliste coloniale et pour la libération nationale de la Guadeloupe et de son peuple. Avec lui nous avons parlé des luttes en cours, histoire coloniale et négationnisme, histoire militante, criminalisation du militantisme, etc. Bonne lecture ! Lire →

Ma part d’héritage c’est l’hommage d’un fils à son père et à la terre de Port-Louis qui l’a vu grandir dans les années 30. C’est le dit des racines qui ont construit le militant et écrivain Eugène Plumasseau. Avec ce livre rare, nous nous penchons sur la manière dont le capitalisme plantocratique a organisé après l’abolition la continuité de sa mainmise sur la terre et de l’asservissement maximal de la main d’œuvre.
Il est des dates funestes qui rappellent sans détour la violence avec laquelle la France a toujours réprimé les mouvements sociaux dans les terres qu’elle a colonisées dans les Caraïbes. Le 14 Février c’est pour nous la date de deux massacres de la Saint-Valentin : celui du Moule, Guadeloupe, en 1952 et celui de Basse-Pointe, Martinique, sur l’habitation Chalvet en Février en 1974.
L’Insurrection du Sud a été une révolte majeure de la Martinique post-esclavagiste. Ce mouvement qui mobilisa une population diverse, particulièrement jeune et féminine, a marqué considérablement les esprits. En septembre 2013, à Rivière-Pilote, étaient inaugurées des statues en mémoire de cette épopée dont nous tentons de partager avec vous le récit.
C’est une part de l’histoire de naissance du syndicalisme guadeloupéen le plus puissant et le plus autonome qui se raconte ici. Comment à Grosse-Montagne en 1975 les travailleurs de la canne sont allés une fois de plus au combat. Et comment l’implication politique d’un prêtre, le père Chérubin Céleste, et ses fidèles a bouleversé la lutte.
L’année 67 en Guadeloupe avait sans doute commencé en Mars dans l’éclat de révolte qui avait déferlé sous le ciel de Basse-Terre. Le dogue d‘un négrophobe lâché sur un des nôtres. D’un coté, l’Europe arrogante, bourgeoise et commerçante, en la personne de Srnsky propriétaire d’un magasin Sans Pareil et ami de Jacques Foccart. De l’autre Balzinc, cordonnier âgé handi noir, et pauvre. Mais ni là, ni avant, ni aujourd’hui, ni demain il est dit que notre peuple subira toujours..
Lorsque bleu-vert-gris le regard de celui qui crachait le feu a fixé ma rouge paupière. Aïe ma haine s’est faite pierre. Je jure camarade pierre de sang vierge solidifié. Je suis d’une tête de tropique en colère et mes frères de Haine sont ailleurs Asie Afrique et Amérique à Djibouti en Algérie en Martinique en Indochine
L’instituteur Gérard Lauriette dit Papa Yaya a constamment remis en cause l’enseignement en Guadeloupe et a été précurseur dans l’apprentissage du créole à l’école. « Le Créole de la Guadeloupe », à télécharger ici, est à la fois une méthode et un récit mêlant histoire et culture guadeloupéenne populaire.
« Poul péké ni rézon douvan ravèt ! »