K. Gaspard : « Exprimer ma revendication par la peinture »
K. Gaspard est artiste peintre, guadeloupéen et vit en France depuis l’âge de 13 ans. Au mois de juin dernier il exposait à Nantes une série de tableau intitulée « Thiaroye », évoquant le massacre colonial de soldats noirs le 1er décembre 1944 au Sénégal. Dans cette interview K. nous parle de cette dernière exposition, de son rapport à la peinture, à l’art en général qu’il utilise comme expression politique. Lire →

Les sœurs zabîme est une bande-dessinée d’Aristophane. Elle se déroule en Guadeloupe et raconte le premier jour des vacances – jour de passage s’il en est – de trois sœurs collégiennes. Au gré des rencontres avec d’autres amiEs de leur âge, au rythme des événements, l’anodin jouxte l’existenciel et ses profondeurs, ses abîmes…
Quand je criais « PANAFRICA »… Quand je disais « Sœurs » et « Frères »… Cela n’a jamais voulu dire « Revenez nous chercher ». Cela n’a jamais voulu dire que je voulais abandonner cette terre héritée par le sang, la force de la chaine et du fouet. Cette terre qui nous fut léguée face aux oppresseurs par les derniers souffles des tribus kalinas. Cela n’a jamais voulu dire que je croyais au retour du temps en arrière…
Ingrid Pollard est artiste, membre de Autograph, Association des Photographes Noirs au Royaume-Uni. Ses œuvres s’articulent autour du paysage, de la race, des constructions sociales, des représentations. Modeste, mordante, drôle, élusive, déstabilisante, Pollard est un peu tout ça en interview. Elle n’aime ni les cases, ni les généralisations. Elle explore, joue avec les codes et loue volontiers l’œuvre du hasard dans sa trajectoire artistique. 

De San-Francisco, Emory Douglas, dessinateur extraordinaire et ancien membre du Black Panther Party partage avec nous l’histoire de son investissement dans les Blacks Panthers, sa vision de l’art politique, ses engagement actuels, avec franchise, simplicité et humour !
« Le hâtif oublie ce qu’il était venu prendre. »
Voici une interview issue d’une rencontre avec la rappeur Ghanéen Blitz The Ambassador; panafricanisme, langues d’Afrique, hip-life, migration, etc…
Avec son logo où se profilait une panthère noire, ses productions faites de basses menaçantes, de beats rapides et de groove noisy lorgnant parfois du côté de Public Enemy, Paris était plus franc, plus direct et plus social dans son approche qu’une bonne partie des rappeurs de l’époque. De tout évidence, l’enfant de la Bay Area, avait baigné dans l’influence des Black Panthers nés à Oakland, et il entendait porter cet héritage. Sa musique sentait l’insurrection et l’action directe.