Ufahari Wa Komori : Pour la dignité des Comores !

Depuis sa réélection le 24 mars 2019, dans des conditions indéniablement frauduleuses, à la faveur d’une scandaleuse réforme constitutionnelle l’autorisant à plusieurs mandats successifs – et ce au mépris de la présidence tournante instaurée par la constitution de 2001 – Azzali ASSOUMANI, ancien putschiste de 1999, président élu depuis 2016, poursuit sa fuite en avant répressive : arrestations massives, manifestations réprimées dans le sang, violences, tortures, assignations à résidences, etc.
En France, de Paris à Marseille, les comorien.nes sont mobilisé.es pour que la terreur ne triomphe pas et pour réclamer un État de droit. Parmi eux, le collectif UFAHARI WA KOMORI, hyperactif depuis deux mois, force le respect par sa détermination, son sérieux et la clarté de ses engagements. Ecouter →







En 2002 Gérard Théobald, réalisateur et écrivain guadeloupéen, a arrêté sa caméra sur un arabe et deux noirEs au Front National : Farid Smahi, Stéphane Durbec, et Huguette Fatna dans un documentaire sorti un mois avant l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles. Il s’agissait pour lui de voir comment ces non-blancHEs frontistes définissaient leur engagement. Le résultat est un curieux spectacle de contorsions, de contradictions, de révisionnisme, dans des entretiens menés avec intelligence avec des interlocuteurs apparemment en confiance.
C’est l’histoire d’un cadre parfait. Ce cadre ce n’est pas la permanence d’accès aux soins de la santé, PASS, de Seine-St-Denis à l’hôpital Avicenne qui accueille des migrantEs, plus de 2 000 consultations par an, avec de très faibles moyens. Non le cadre parfait ou plutôt les cadres parfaits sont ceux qu’Alice DIOP trouve dans l’exiguïté de cet espace, ce trop-plein de souffrances. Dans le documentaire La Permanence elle pose son regard avec une éthique et une justesse qui se tient jusqu’au montage.
Dans l’émission n°23, Cases Rebelles consacrait un petit peu de son temps précieux à un édifiant documentaire… « Noirs de France », réalisé par Pascal Blanchard et Juan Gelas. Un film en trois volets qui revisitait très sélectivement l’histoire et ses images pour fabriquer encore et toujours du mythe de cohésion nationale, de reconnaissance et d’amour pour un pays qui vous le rendra bien un de ces jours, circulez !…