Penser les liens entre culture et lutte avec Frantz Fanon
Nous avons eu le plaisir d’être invitéES par l’association Mahogany le 7 Mars 2015 pour Mahogany March. Il nous avait été proposé de partager une lecture de Frantz Fanon. Nous avons donc parlé « culture » en nous appuyant sur le chapitre « Sur la culture nationale » des Damnés de la terre, sachant que nous ne sommes absolument pas spécialistes de Fanon. Voici le compte-rendu de la présentation que nous avons faite.
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« Le hâtif oublie ce qu’il était venu prendre. »
Dans La Saison de l’ombre Léonora Miano conte quelque part en Afrique les derniers jours d’un clan isolé dans l’intérieur des terres, précipité dans l’effroi esclavagiste. L’auteure représente brillamment un terrible glissement ; celui d’un temps de morale, de coutumes, de règles, happé en un clin d’œil vers l’ère irrévocable du capitalisme négrier.
L’Initiative Schwartze Menschen in Deutschland a été fondée en Allemagne en 1985, pendant l’émergence du mouvement féministe afro-allemand. Nous avons interviewé Katharina Oguntoye, l’une des co-fondatrices. Elle nous parle de l’histoire du mouvement, d’auto-défintion et aussi de son dernier projet : l’association Joliba.
Militante depuis 1993 à l’ADEFRA, mouvement féministe noir en Allemagne, Ekpenyong ANI raconte la création de l’organisation aux premiers temps du mouvement féministe afro-allemand ainsi que les combats et réflexions du groupe. Elle nous parle également de la présence noire en Allemagne et de migration.
Le mouvement féministe afro-allemand s’est structuré dans les années 80 avec le soutien de Audre Lorde, à l’époque régulièrement présente à Berlin. Un de ses buts initiaux était de questionner et définir d’une manière autonome identités et places des femmes noires dans la société blanche allemande.
«Je n’ai jamais prétendu être scientifique ni historienne, premièrement parce que je ne le suis pas, et deuxièmement parce que vu la contribution que les historiens et les scientifiques nous ont apportée dans le travail de prise de conscience de notre aliénation et dans la divulgation de notre vraie histoire, je ne vois pas en quoi j’aurais intérêt à être prise pour ce que je ne suis pas d’ailleurs.»
Un Boxeur allemand noir surnommé le Cassius Clay de Waldhof, du crime organisé et de la rédemption.