Épisode n°98 | Partir (Chapitre 4 )

Ce nouvel épisode de notre podcast part de Bamako, au Mali. À Nantes, Adama, jeune apprenti plaquiste, peint en touches sobres, délicates, pudiques d’une voix teintée d’absences et de retenue, le récit de son parcours de mineur isolé, de ses rêves, de ses regrets et de sa détermination intacte. Écouter →




Donald Trump l’avait annoncée et voilà donc la mise en acte étatique de l’islamophobie par la violence du bannissement. Aussi violents et anxiogènes soient-ils, ces passages à l’acte sont les conséquences inévitables pour des sociétés occidentales ayant fait du sécuritaire xénophobe – avec une place de premier choix pour l’islamophobie – un élément discursif central et un mode de gouvernance.
C’est l’histoire d’un cadre parfait. Ce cadre ce n’est pas la permanence d’accès aux soins de la santé, PASS, de Seine-St-Denis à l’hôpital Avicenne qui accueille des migrantEs, plus de 2 000 consultations par an, avec de très faibles moyens. Non le cadre parfait ou plutôt les cadres parfaits sont ceux qu’Alice DIOP trouve dans l’exiguïté de cet espace, ce trop-plein de souffrances. Dans le documentaire La Permanence elle pose son regard avec une éthique et une justesse qui se tient jusqu’au montage.
Voilà une émission particulière qu’on espère toute en écoute et en échos : trois invitéEs, trois espaces, trois histoires particulières nous parlent de coûts affectifs de la migration.