Mort d’Alassane Sangare en détention : « Le ciel nous tombait sur la tête. »

MORT D'ALASSANE SANGARE EN DÉTENTION : « LE CIEL NOUS TOMBAIT SUR LA TÊTE » L’histoire d’Alassane Sangare illustre de manière tragique la rapidité avec laquelle on peut perdre la vie dans les prisons françaises. Placé sous mandat de dépôt à Fleury-Mérogis suite à un conflit de voisinage, cet homme de 36 ans y est décédé 5 jours plus tard. Depuis, sa famille se bat pour obtenir la vérité sur une mort suspecte que les autorités présentent comme un suicide. Lire →

Laurent Théron : « C’est plus que mon histoire, c’est une histoire collective. »

Épisode n°109 Le 15 septembre 2016 pendant une manifestation, Laurent Théron était mutilé, atteint à l’œil par une grenade de désencerclement lancée par un CRS. A l’approche du procès du CRS qui a lieu les 12, 13 et 14 décembre 2022 à la cour d’assise de Paris, Laurent, militant et membre de l’Assemblée des blessés, revenait dans cet interview sur six années de lutte, d’attente, et sur son idée d’une justice pour les victimes de violences policières. Lire →

Épisode n°100 | Tranomaizina

En langue malgache, la prison se nomme «  tranomaizina  », littéralement la maison sombre. Jean a été incarcéré 2 mois et 6 jours début 2022, dans une petite ville du Sud de Madagascar. Il raconte. Dénutrition des détenus, conditions d’hygiène catastrophiques, toute puissance des surveillants. Cet épisode est notre 100e. Depuis le lancement en mai 2010 de notre webradio, comme on l’appelait à l’époque, le son de Cases Rebelles a traversé les contrées de la pensée, l’imaginaire et les résistances portées par les histoires et cultures noires.  Écouter →

Que valait la vie de Sambaly Diabaté? Entretien avec Oumou Diabaté

Que valait la vie de Sambaly Diabaté ? Incarcéré à Saint-Martin de Ré, Sambaly Dianbaté était malade, laissé sans soins et en grande détresse psychologique. Il est mort le 9 août 2016 à la prison de Saint-Martin de Ré, battu, écrasé et asphyxié par des surveillants.
Du 29 au 1er décembre 2021 s’est tenu le procès de sept maton·ne·s. Quatre étaient jugés pour homicide involontaire, deux pour non-assistance à personne en danger et un pour violences volontaires. Que durant l’instruction, deux autres surveillants se soient suicidés et qu’une autre ait également fait une tentative permet toutes les hypothèses quant à la gravité des événements qui ont menés à la mort de Sambaly Diabaté. Pour nous,sa sœur Oumou revient sur les faits, le procès et le combat de pour la justice. Lire →

Hors-série 6 | Jennifer YEZID : au nom de Malika, de la famille, de la vérité et de la justice

Hors-série 6 | Jennifer YEZID : au nom de Malika, de la famille, de la vérité et de la justice

Il n’est que justice que l’histoire soit dite, écrite par celles et ceux qui en portent le poids. Jennifer YEZID s’empare de son histoire et raconte le drame de sa famille, de ce gendarme qui tua sa tante Malika à l’âge de 8 ans, de cet acte effroyable achevé en non-lieu. Elle dit sa famille poursuivie par l’acharnement des institutions, presque entièrement détruite. Mais l’histoire de Malika YEZID est aussi celle d’une année terrible, saturée de crimes et d’agressions racistes contre la communauté maghrébine en France, un déchaînement qui s’inscrivait dans un continuum. Mais il y eut aussi des luttes, organisée notamment par le MTA Écouter →

Hors-série 5 | JUSTICE POUR MATISSE avec Valérie Bondu : Au nom du fils unique

Hors-série 5 | JUSTICE POUR MATISSE avec Valérie Bondu : Au nom du fils unique

Dans cet épisode Hors-Série n°5, notre collecte de paroles de victimes de violences d’État nous mène dans le Nord de la France avec Valérie Bondu, la mère de Matisse Ben Gabsia. Dans cet épisode, Valérie revient avec nous sur ces 4 années de combat, sur les éléments troubles et contradictoires du dossier, sur la présence policière dans le quartier de Fives ; elle nous parle aussi de Matisse, celui qu’il était ; et puis il sera question du deuil impossible, et de l’impact psychique pour une mère d’une telle mort, violente, incompréhensible, appesantie par les mensonges et le déni des institutions. Écouter→

À propos de la mort de Claude Jean-Pierre : pour mémoire et afin que nul n’ignore

À propos de la mort de CLAUDE JEAN-PIERRE : pour mémoire et afin que nul n'ignore

Nous publions ici avec son aimable autorisation, un texte de Thierry Césarus qui met en perspective la mort de Claude Jean-Pierre avec un siècle de violence coloniale et de déni de justice. La mort de Klodo, tout comme celle de Didier Assor s’inscrivent dans un continuum ; une histoire qu’il faut impérativement raconter, apprendre et transmettre. Une histoire que nous refusons d’oublier. Thierry Césarus est membre fondateur du KSG (Kolèktif pou Sové Gwadloup) et ancien 1er secrétaire général de l’organisation de jeunesse BIJENGWA (Bik a jennès Gwadloup). Le KSG fait partie du Kolèktif Gwadloup Kont Vyolans a Jandam qui exige justice et vérité pour Claude Jean-Pierre et Didier Assor. Lire →

« Il faut qu’on aille au bout, pour mon papa, sa dignité, la paix de son âme. » Fatia Alcabelard et Christophe Sinnan

Il faut qu'on aille au bout, pour mon papa, sa dignité, la paix de son âme. | Entretien avec Fatia Alcabelard et Christophe Sinnan

Le jeudi 24 juin 2021, le collectif des avocat·e·s de la famille tenait une conférence de presse pour faire état de plusieurs avancées dans le dossier, de toute évidence consécutives à la diffusion publique de cette vidéo. Alors qu’ils s’apprêtaient à partir en Guadeloupe, nous avons souhaité revenir avec Fatia et Christophe, la fille et le beau-fils de Claude, sur l’avancée de l’affaire, leur ressenti quant aux lenteurs manifestes de la procédure, les incohérences et l’impact sur le travail de deuil pour tou·te·s celles et ceux qui aimaient, chérissaient l’homme, Claude Jean-Pierre. Lire →