Autour de la marche annuelle contre les violences d’État et le racisme systémique
Depuis 2011, les familles de personnes assassinées, les victimes blessées et mutilées marchent contre les violences d’État, en réponse à un appel lancé de Montréal en 1997 par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP) pour une Journée internationale contre la brutalité policière. Celle du 18 mars 2023 approchant, on s’entretient avec des victimes membres du Réseau d’entraide Vérité et justice qui, cette année, porte l’organisation de cette manifestation. Lire →

À l’occasion de la marche annuelle contre les violences d’État et le racisme systémique samedi 18 mars 2023, qui se tient dans le cadre de la Journée internationale contre la brutalité policière, nous vous proposons de retrouver ici toutes les revendications du Réseau d’Entraide vérité et justice.
L’histoire d’Alassane Sangare illustre de manière tragique la rapidité avec laquelle on peut perdre la vie dans les prisons françaises. Placé sous mandat de dépôt à Fleury-Mérogis suite à un conflit de voisinage, cet homme de 36 ans y est décédé 5 jours plus tard. Depuis, sa famille se bat pour obtenir la vérité sur une mort suspecte que les autorités présentent comme un suicide.
Le 15 septembre 2016 pendant une manifestation, Laurent Théron était mutilé, atteint à l’œil par une grenade de désencerclement lancée par un CRS. A l’approche du procès du CRS qui a lieu les 12, 13 et 14 décembre 2022 à la cour d’assise de Paris, Laurent, militant et membre de l’Assemblée des blessés, revenait dans cet interview sur six années de lutte, d’attente, et sur son idée d’une justice pour les victimes de violences policières. 
Incarcéré à Saint-Martin de Ré, Sambaly Dianbaté était malade, laissé sans soins et en grande détresse psychologique. Il est mort le 9 août 2016 à la prison de Saint-Martin de Ré, battu, écrasé et asphyxié par des surveillants.


