De colère et de déception : au sujet de la reconduction du Memorandum of Understanding Italie-Libye
Après une vaste campagne de de mobilisation organisée par son organisation, Salahdine Juma, membre de Refugees in Libya, revient avec nous sur la reconduction du protocole d’accord entre l’Italie et la Libye, appareil juridique qui permet l’enlèvement, la détention, la torture, le viol, l’esclavage, la noyade et le meurtre des réfugié.es qui transitent par la Libye ou sont interceptés en mer. Ce régime d’externalisation du contrôle des frontières est à l’origine de nombreux crimes contre l’humanité financés par l’Union européenne.Lire →





En 2021, Louis Witter, photojournaliste, s’est installé pour 18 mois sur la côte d’Opale, dans cette zone où des exilé·e·s avec des rêves d’Angleterre viennent se heurter à sa frontière externalisée sur le territoire français, symbolisée par la ville-prison de Calais. Il a documenté le harcèlement policier quotidien des exilé·e·s mis en place au nom de la stratégie dite du « zéro point de fixation ». Son livre « La battue » raconte en lignes précises et claires le mélange d’absurdité et de cruauté qui gouverne la vie des exilé·e·s sur ce bout de frontière avec l’Angleterre où viennent s’échouer des âmes exténuées en quête d’une nouvelle vie.
Elle ne souhaitait que la protection de son enfant. C’est pour cette raison qu’elle ne l’avait pas remis au père, contre qui une plainte pour « agression sexuelle et violences volontaires » a été déposée. Il y a 8 mois, le placement de J., 5 ans, a été ordonné par une juge et l’enfant a depuis été confié à l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Dans notre recueil intitulé Le Feu qui craque, une partie est consacrée à diverses questions de santé mentale. Dans ce texte très personnel, Manpionona, membre du collectif, raconte la mort sociale consécutive à l’OQTF qui lui a été notifiée, la dégradation de son état psychique au fil du temps et la difficulté d’être soignée.
De mars à septembre 2022, Rocé proposait l’exposition « Ce que les pochettes nous disent » à Verdragon, Maison de l’écologie populaire basée à Bagnolet. Dans l’espace « Feu Continu », dédié aux projets artistiques, il a tenté « de donner aux mémoires des luttes la vivacité du temps présent. » Les pochettes de la collection de Rocé et son ami Aurélien Delval, disquaire aux puces de Saint-Ouen, n’ont pas fini de parler, d’engager, d’engendrer des échos et de faire résonner un entrelacs de combats et de solidarités souvent méconnues. Ce n’est pas de cendres ou de poussières dont il s’agit, mais de braises.